Le non pacte de non excellence

Une réforme appelée « pacte d’excellence » est largement mise en évidence positivement par les médias. Cette réforme a pour ambition (légitime) de lutter contre les inégalités à l’école, l’échec scolaire et les choix par relégation. On ne peut que souscrire à ces objectifs ambitieux et humanistes. Toutefois, la mise en oeuvre révèle des incohérences, des discours mensongers, des aberrations
pédagogiques que les enseignants dénoncent à juste titre : il ne s’agit donc pas d’un pacte, car les enseignants rejettent massivement cette réforme (or parler de pacte, c’est parler d’un accord) : c’est donc un « non pacte » . De plus l’examen du contenu de cette réforme met en évidence qu’elle conduira à un diminution phénoménale de la maîtrise des savoirs (particulièrement chez
les enfants des classes sociales les moins favorisées) à davantage d’inégalités, à la suppression de l’enseignement technique (remplacé par une filière qualifiante adéquationniste) à une dualisation accrue du système éducatif, à un désengagement massif de la Communauté de son enseignement public
(privatisation) au profit de l’école privée catholique (j’expliquerai, chiffres à l’appui, que le non pacte de non excellence, c’est un transfert de 60 millions d’euros vers l’école privée catholique) : il s’agit donc bien de « non excellence. »

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